La deuxième partie de cette décennie aura vu l'émergence d'une quantité importante de formations reprenant l'héritage afro funk soul hérités des 70's. Ainsi, The New Mastersounds, Baby Charles ou encore les Rhtyhms Funk Masters nous ont livrés de vrais merveilles sonores. Mais la formation qui a frappé le plus fort est incontestablement The Quantic Soul Orchestra avec l'incroyable "pushin' on", disque indispensable à tout amateur de musique riche en groove.
QSO est avant tout
le projet de Will Holland, alias
Quantic. En solo, il s'amuse à triturer les sons
avec ses machines et platines. Mais, avec cette formation, tout est
joué live. Quantic se charge de presque tous les instruments et le
seul musicien qui l'accompagne sur tout le disque est
Russel Knight, armé d'une frappe sèche et de
breaks dévastateurs.
Déjà,
"stampede", sorti deux ans plus tôt avait
largement démontré le potentiel du collectif. Mais ce
"pushin' on" est une véritable bombe.
C'est bien simple, il n'y a rien à jeter sur ce disque. Les 11
morceaux s'enchaînent sans temps mort et montre toute l'étendue du
talent des musiciens. Seulement 5 de ces morceaux sont chantés.
Alice Russell, alors inconnue, y apporte sa voix
profonde et sensuelle, notamment sur l'imparable
"pushin'on", ou encore sur la reprise
dynamitée du "feeling good" de Nina
Simone. Les instrumentaux ne sont pas en reste non plus :
comment résister en effet à la puissance phénoménale de
"get a move on" où à l'introductif
"introducing the quantic soul orchestra"
? Les cuivres claquent, la section rythmique assure un groove
permanent et communicatif et les compos sont en bétons
armés.
Le groupe puise sans
conteste dans les 70's mais pourtant il y a un je ne sais quoi de
moderne dans leur formule, peut être expliqué par le brassage des
genres : funk, soul, afro, bossa, psychédélisme, sont passés à la
moulinette avec talent et inspiration
"Pushin'
On" est incontestablement un nouveau classique du
genre, et se glisse sans problème au panthéon des grands disques
funk aux côtés, entre autres, de "struttin' des
Meters, "the payback" de
James Brown ou encore "wild &
peaceful" de Kool & The
Gang.





















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