Depuis sa sortie en mars dernier, mon vinyle du "tell em what your name is" de Black Joe Lewis & The Honeybears, a tourné énormément sur ma platine. Et pourtant je n'avais pas prévu d'en parler, surtout que Thierry s'en était déjà fort bien chargé sur son blog, Jazz, Blues & Co. Mais étant donné que j'en n'ai vu aucune critique ailleurs, je me suis dit que ça serait quand même pas mal d'en remettre une couche.
Black Joe
Lewis & The Honeybears est une formation américaine constituée de 8
musiciens qui restituent à merveille le rhythm & blues
originel. A l'écoute du disque, on pense en premier lieu à
Otis Redding, mais aussi à Ike & Tina
Turner et Wilson Pickett. Rien de neuf
sous le soleil, certes, mais quand c'est fait avec autant de
classe, on s'en contrefout royalement. Comment résister à un tel
disque avec des brûllots comme "big booty
woman", "I'm broke" ou
encore "sugarfoot". Ca a une patate folle
et je vous mets au défit de rester immobile en écoutant ces
morceaux. Tout est interprété de manière magistrale, avec
spontanéité et un groove de folie. C'est bien simple, la face A irréprochable,
tutoie de très près les classiques du genre. La face B commence
avec un surprenant blues bien poisseux que n'aurait pas renié
Junior Kimbrough. Les 4 titres suivants renouent
avec la formule utilisée sur l'autre face. Le niveau y est tout de
même légèrement en deçà, même si elle ravira sans problème les
aficionados du genre. La durée de ce "Tell em what your
name is" est très courte (environ 30 minutes), si
bien qu'on n' a pas le temps de s'ennuyer et qu'à la fin de la face
B, la tentation est grande de retourner la galette sans plus
attendre.
Black Joe Lewis et ses Honeybears nous livrent avec ce premier album jouissif et hautement additif, une véritable leçon de Rhythm & Blues.
Titres diffusés sur la webradio, Alternative
Radio : "big booty
woman", "I'm broke" et
"sugarfoot"
























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