Lydia Lunch est une figure emblématique de l'underground New-Yorkais. Victime d'inceste, elle quitte le domicile familial à 16 ans et débarque à NY au milieu des 70's où elle rejoint une communauté d'artistes. Elle y fonde Teenage Jesus and The Jerks, groupe fondateur de la No Wave. Elle enregistrera une trentaine de disques, jouera dans de nombreux films indépendants, publiera poèmes et spoken words. On l'a vu collaborer notemment aux côtés de Nick Cave, Sonic Youth, Henry Rollins ou encore Omar Rodriguez Lopez (The Mars Volta).
Mon dernier contact
musical avec Lydia Lunch remonte à 2004, avec
l'album "smoke in the shadows".
Ce disque était une belle réussite, dans une veine
cabaret rock. Son dernier EP en date, "big sexy
noise", est à nouveau une bien belle
surprise. La cuvée 2009 se déroule dans des
sphères rock, sexy, noisy et jazzy. Les guitares y sont lourdes, le
saxophone, très présent, part souvent dans des dérives free et la
maîtresse de cérémonie déblatère ses textes avec la gouaille qu'on
lui connait.
Cet EP est divisé en
deux parties. La face A, intitulée "sexy
side" est aussi la plus réussie. Comme le nom
l'indique, Lydia Lunch se veut aguicheuse même si l'ambiance y est
tout de même sombre, avec des guitares saturées et un saxophone
tour à tour cajoleur ("bad for bobby") et
hargneux ("the gospel singer"), rappelant
un peu le "fun house" des
Stooges. On pense également à Nick
Cave, dans la manière qu'elle a de nous plonger dans ses
histoires morbides.
La face B
"noisy side", composée elle aussi de
trois morceaux, est bien plus brute et glauque. Lydia Lunch, de sa
voix éraillée, fait monter la tension, aidée par une
instrumentation encore plus lourde et noisy.
Je ne peux que
conseiller de jeter une oreille à ce "big sexy
noise". Il serait en effet dommage de passer à côté
de ce rock sale et sensuel.


























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