J'ai découvert Ufomammut par le biais de Rose Kemp, qui avait posé sa voix sur "ammonia", extrait du précédant album de ces italiens, "idolum".
Si vous vous demandez à quoi ressemble la musique de ce trio, le nom du groupe peut vous mettre sur la voie : lourd et cosmique ! On pourrait définir ça comme du "space doom". Ce nouvel album est un concept tournant autour d'Eve, la première femme sur Terre, et de sa rebellion contre son créateur pour avoir donné le savoir à l'Homme.
L'album se résume en un morceau de 45 minutes découpé en 5 mouvements. Lourd, très lourd, monstrueusement heavy, le disque s'écoute d'une traite, de son intro tribale à son final explosif et apocalyptique. "Eve" est un voyage sonore, à situer quelque part entre l'écrasante lourdeur des riffs qui clouent notre corps au sol et un trip psychédélique qui fait voyager l'esprit. On est ainsi entre la lourdeur de Sleep et la puissance cosmique de Neurosis. Lent, lourd et sombre, voilà la formule du trio établie à l'aide de riffs pachydermiques, de divers effets et voix étranges (volontairement en retrait dans le mix) et d'une basse bien grasse.
"Eve" est jusqu'à présent l'oeuvre la plus marquante d'Ufomammut et un disque qui fera date pour les amateurs de doom !
NB : l'adjectif "lourd" est utilisé 6 fois dans cet article, mais
il définit tellement bien la musique du groupe que cet abus était
nécessaire

























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