Tout adolescent anormalement constitué a forcément été marqué au fer rouge par les Bérurier Noir. Etant né en 1979, j'étais trop jeune pour les voir en live à la fin des années 80. Mais je me suis rattrapé en 2003 en allant à leur concert de reformation aux Transmusicales de Rennes. Un moment qui restera gravé dans ma mémoire, un concert de folie sous forme de karaoké punk géant, avec un public connaissant les paroles par coeur, et un climat de guerre civile à l'extérieur (vitrines brisées, éclats de verres et autres débris recouvrant le bitume, gaz lacrymo...) Ils ont ensuite enchainé quelques dates, sorti un disque posthume ("invisible") et l'aventure s'est arrêtée là, ce qui n'est pas plus mal.
Depuis,
Loran, le guitariste des Bérus, a formé les
Ramoneurs de Menhirs. On y retrouve la même fureur
communicative que les Bérus, mais le tout est passé à la moulinette
BZH. Aux boites à rythmes et guitares typiquement
béruriennes, s'ajoutent donc des binious, cornemuses et un chant
(en partie) en breton. Après un premier album en 2006,
"dans on diaoul" (la danse du diable),
ils viennent de sortir un nouveau disque encore plus dévastateur,
"amzer an dispac'h" (le temps de la
révolte). Ce mélange de punk et de musique
bretonne est d'une efficacité redoutable, en particulier lorsque
Louise Ebrel, chanteuse de kan ha
diskan (musique traditionnelle bretonne), vient pousser la
chansonnette. Mais sur la majorité du disque, c'est un chant bien
punk qui vous attend, très proche des Bérus et avec pleins de "oî
oî ôi", à brailler en coeur. On retrouve également un autre invité
de luxe, Gilles Servat venu participer à une
nouvelle version de "la blanche
hermine".
Original et qui
défouraille sévère, "dans an
diaoul", deuxième album des Ramoneurs de
Menhirs, est fortement conseillé aux fans des Bérus et de
punk en général.
PS : Ils ne tournent quasiment qu'en Bretagne, mais si vous passez par chez nous, essayez de na pas les rater !!!
























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