Ces dernières années, Matt Elliott aura marqué la scène folk avec une somptueuse trilogie ("drinking songs" en 2005, "failings songs" en 2006 et "howling songs" en 2008), grâce à une folk brumeuse et léthargique, saupoudrée de relents balkaniques et une voix à la Léonard Cohen. Une mixture singulière, qui aura marquée beaucoup de gens ayant eu un de ces disques entre les oreilles.
Mais avant d'oeuvrer
sous son véritable nom, Matt Elliott se produisait sous le pseudo
de Third Eye Foundation et aura publié 5 albums
entre 1996 et 2001 avec ce patronyme. On était alors bien loin de
la folk puisqu'il naviguait alors dans une sorte de drum'n'bass
très dark. Après neuf ans d'absence, il revient sous ce pseudo avec
le bien nommé "the dark". A l'écoute de
ce nouvel album, on se rend compte combien l'expérience de ces
dernières années à été bénéfiques pour ce projet. En effet,
l'habillage sonore des morceaux, souvent longs (entre 4 et 11
minutes), se veut beaucoup plus fouillé et dense qu'à l'accoutumée.
Le Chapelier Fou et Chris Cole de
Manyfingers sont d'ailleurs venus l'aider à tisser
l'habillage sonore de ce nouvel album. On a un peu l'impression à
l'écoute de "the dark" que Matt Elliott a voulu fusionner
ces deux projets, en amenant l'aspect brumeux de ses disques solo
dans l'univers électro ténébreux de Third Eye Foundation. En tout
cas, Matt Elliott a réalisé une nouvelle fois une oeuvre riche et
dense et confirme que l'on a affaire ici à l'un des compositeurs
les plus talentueux de sa génération !






















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