Oranssi Pazuzu - "kosmonument" (2011)  (METAL) posté le lundi 07 novembre 2011 18:39

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Oranssi Pazuzu - 'kosmonument' (2011)

Lorsque j'ai découvert il y a quelques mois le premier album d'Oranssi Pazuzu, "muukalainen puhuu", je me se suis pris une belle claque musicale comme le black metal m'en a rarement offerte. Disque iconoclaste, ce premier album des finlandais sonne comme l'improbable rencontre entre le black metal et le Pink Floyd des 70's.

A peine je découvrais ce disque que j'apprenais qu'un nouvel album devait arriver sous peu. J'espérais donc grandement qu'il soit à la hauteur de ce brillant premier album. Et "Kosmonument" en est le logique successeur. On y retrouve ce même mélange à base de fureur typiquement black metal et de sonorités cosmiques et atmosphériques. On peu donc les rapprocher de formations comme Blut Aus Nord, In Lingua Mortua ou Shining, qui n'hésitent pas à s'affranchir des codes du black metal

Outre le metal extrême, Oranssi Pazuzu puise ses influences dans le space rock, le trip hop, l'indus et les musiques atmosphériques. Le groupe va encore plus loin dans ses expérimentations sur ce deuxième effort avec quelques morceaux où les guitares y sont quasiment absentes, comme sur la longue montée de "luhistuva aikahäkko", ou sur des titres carrément "ambiant" comme "siitorata 100 10100" et le morceau final. Mais le point d'orgue de l'album sont sans hésitation les 9 minutes cosmiques de "andromeda", avec ses guitares déchirantes et son orgue planant, et où le fantôme de Pink Floyd se fait à nouveau sentir.

Oranssi Pazuzu confirme donc ici les espoirs portés en eux et signe un deuxième album indispensable pour les amateurs de metal avant gardiste.

lien permanent

Vidéodrome # 4  (Vidéodrome) posté le vendredi 28 octobre 2011 22:43

4e vidéodrome auquel je vous recommande de prêter particulièrment attention aux deux premières vidéos, puisque la première est le clip le plus déjanté que j'ai vu depuis un moment et la deuxième vidéo est le nouveau clip d'une amie, Clare Louise, qui vient se sortir son premier véritable album (en écoute ici : clarelouise.bandcamp.com/album/castles-in-the-air)

Duck Sauce - "big bad wolf"


Clare Louise - "castles in the air"

Miles Davis - "spanish key" (live at isle of wight 1970)

Baba Zula - "zaniye oyun avasi"

Orange Tulip Conspiracy - "hasaposervikos"

Nina Simone - "house of the rising sun" (live)

Jesse Sykes & The Sweetherafter - hushed by devotion (live at KEXP)

Doctor L -  "the def song"

L'1consolable - "le blues du taf (remix)"

lien permanent

Dead Combo - "lisboa mulata" (2011)  (WORLD) posté le vendredi 21 octobre 2011 17:57

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Dead Combo - 'lisboa mulata' (2011)

Marc Ribot, qui s'est fait connaître grâce à ses collaborations avec John Zorn (Bar Kokhba, Electric Masada...) et Tom Waits ("rain dogs", "real gone"...), est l'un de mes guitaristes fétiches. Même si je n'adhère pas à tout ce qu'il a pu produire, j'essaye toujours d'aller jeter une oreille sur ses albums et apparitions lorsque ça sort. Car lorsque l'on a affaire à un Ribot en grande forme, impossible de rester de marbre devant tant de classe et de finesse. En ce mois d'octobre, on peut le retrouver sur trois disques: "a dreamers christmas" de John Zorn, "bad as me" de Tom Waits et "lisboa mulata" de  Dead Combo

Dead Combo est un groupe portugais qui s'est formé en 2002 à l'occasion d'un album hommage au guitariste Carlos Paredes. Suite à cette aventure, ils décident de continuer ensemble et ont sorti à ce jour 5 albums. Le tout dernier album, "lisboa mulata", voit donc la collaboration de Mr Ribot sur quatre des onze morceaux de l'album. Le duo évolue dans un univers entre musique latine, jazz et musique de western à la Ennio Morricone. Leur musique rappelle par moment ce que Marc Ribot a pu produire avec les Los Cubanos Postizos, mais version western spaghetti. Autre invité de marque, le chanteur de fado Camane, venu posé sa voix sur "Ouvi o texto muito ao longe", morceau parfait pour illustrer la mort du héros après un règlement de compte dans un western de Sergio Leone

La musique du duo transporte l'auditeur dans les paysages arides et fascinant du Mexique. Nous voilà face à un magnifique album tout en finesse et à l'indéniable pouvoir évocateur que je vous recommande chaudement.

lien permanent

Rachel Brooke - "down in the barnyard" (2011)  (COUNTRY) posté le vendredi 14 octobre 2011 11:44

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Rachel Brooke - 'down in the barnyard' (2011)

C'est drôle comme certains disques s'installent dans votre quotidien sans crier gare. Des disques, qui aux premières écoutes vous paraissent sympathiques mais pas non plus marquants. Et puis, sans trop savoir pourquoi, vous vous surprenez à vouloir l'écouter très régulièrement, pour au final devenir un de vos disques de chevet. Et c'est c'exactement ce qui m'est arrivé avec le dernier album de la charmante Rachel Brooke.

Je l'ai découverte grâce à la compilation "outlaw radio compilation vol.1" , qui voyait compiler des morceaux de la crème de la scène country/bluegrass underground actuelle (Joe Buck Yourself, 357 String Band, Bob Wayne, The Goddamn Gallows...). Elle s'était alors fait remarquer en signant le meilleur titre de cette compil'.

Mais avant cela, elle avait déjà sorti un premier album éponyme ainsi qu'un disque en collaboration avec Lonesome Wyatt, co-leader de la formation "gothic country" (eh oui, ça existe!), Those Poor Bastards.

Elégante et raffinée, la musique de Rachel Brooke, est portée par une voix cristalline et pure, sûrement une des plus belle de la country moderne. "Down in the barnyard" est avant tout un disque de country acoustique et traditionnelle. Une grande partie du disque est en effet composée de ballades douces, mélancoliques et d'une simplicité intemporelle. Mais à quelques reprises, Rachel nous délivre des compositions plus rythmées ("don't forget me when I die", "mean kind of blues", "must be somethin' in the water"), donnant un peu plus de relief au disque. A part quelques guitares électriques que l'on peut entendre sur 2 ou 3 morceaux, il n'y a rien de moderne dans ce disque old school, dont la plupart des morceaux se glisseraient merveilleusement bien dans une playlist au milieu de chansons d'Hank Williams et de la Carter Family. D'ailleurs, et pour notre plus grand plaisir, Rachel use ici et là du yodel, cette technique vocale surtout utilisée dans la country de la première partie du XXe siècle.

Avec une voix pareille et son indiscutable talent de songwriter, Rachel Brooke est sans aucun doute promis à un brillant avenir.

lien permanent

Fat 32 - "fat 32" (2011)  (INCLASSABLES) posté le jeudi 06 octobre 2011 15:33

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Fat 32 - 'fat 32' (2011)

J'ai découvert Fat32 en première partie de Secret Chiefs 3 en mai 2010. Le duo avait ce soir là livré une prestation hallucinante sous forme de terrorisme sonore. A l'annonce de la sortie de leur premier album sur le label de Trey Spruance, Mimicry Records (et à qui l'on doit les découvertes de Estradasphere, Dengue Fever, Sleepytime Gorilla Museum...), on pouvait se demander comment ils allaient retranscrire en studio cettte folie musicale. Pour se faire, ils ont mis toutes les chances de leur côté en allant enregistrer avec Randall Dunn (Earth, Master Musicians Of Bukkake, Boris...)

Fat32 est un duo batterie/clavier qui sonne un peu comme si Lightning Bolt avait tronqué sa basse contre un clavier et qu'ils se seraient amusés à écrire la b.o. d'un cartoon des plus loufoque. Le disque se compose de 5 morceaux allant d'une durée de 5 à 17mn. Il n'est pas évident de décrire un tel disque tant il est dense et complètement fou. La construction des morceaux est complètement schizophrénique, le duo s'amusant à changer de plans extrêmement souvent. Des attaques rythmiques absolument démentielles se confrontent à des sons de synthés ultra saturés ou de 8-bits nintendo, et de samples improbables, le tout étant joué de manière extrêmement ludique. Le comble de cette folie musicale est atteinte lors des 17 minutes de "puzzloid" qui multiplie les clins d'oeils musicaux. Par exemple, on passe en 30 secondes de la "java bleue", interprété façon Charlie Oleg ("formidable !"), entrecoupé d'attaques saturées, à un sample de Pantera, à une mesure de "smoke on the water", et à un riff grindcore.

Le "nintendo-core" de Fat32 fait incontestablement des merveilles sur ce premier album éponyme complètement déjanté et brillant. Faites passer le mot et surtout allez les voir en live, vous n'en sortirez pas indemne !

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à alternativesound

Vous devez être connecté pour ajouter alternativesound à vos amis

 
Créer un blog