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Dur de suivre la carrière d'Omar Rodriguez Lopez. En effet, non seulement il sort un album de The Mars Volta presque tous les ans, mais en plus il publie un nombre imposant d'albums solos : 3 albums en 2007 (dont le très bon "se dice bisonte, no bufalo") en plus de ses collaborations avec l'ancien chanteur de Can, Damo Suzuki (je vous l'avais proposé en téléchargement libre ici) et Lydia Lunch, et trois en 2008, plus un disque en collaboration avec Jean Michael Ward. Il trouve en plus le temps de participer ici et là aux disques des Red Hot Chili Peppers (qu'est ce qu'on ne ferait pas par amitié ???), D'Erikah Badu, de son frère spirituel John Frusciante, ou encore d' El-P. Vous l'avez compris, le sieur Lopez est un boulimique de travail mais jamais au détriment de la qualité. Qu'on aime ou pas, il faut savoir reconnaître que ses disques , en solo ou en groupe, ne sont jamais bâclés.
Parmi cette pléthore de disques, je vais vous parler de "The Apocalypse Inside of an Orange", peut être le meilleur de toute cette série d'enregistrements et qui fait un peu la synthèse de tout ce que sait faire l'ex guitariste d'At The Drive In. Ce disque est sorti initialement en 500 exemplaires vinyles l'année dernière. Il a heureusement été réédité cette année en cd et vinyle.
"The Apocalypse Inside of an Orange" a été enregistré avec son quintet, dans lequel on retrouve notemment son frère Marcel Rodriguez Lopez à la batterie et aux percussions (et qui joue également dans The Mars Volta) et Money Mark (l'homme aux claviers chez les Beastie Boys).
D'une couleur très psychédélique, ce disque synthétise tout ce qu'est capable Omar : free jazz, rock progressif, funk, afro cubain... On obtient donc un véritable magma sonore, une sorte de free rock explosif ou du jazz fusion nous rappelant les explorateurs sonores de la fin des 60's. Mais Omar Rodriguez ne s'égare jamais dans ses expérimentations tant il réussi à toujours garder un groove qui permet de garder le fil, malgré la très longue durée de certaines plages (les fantastiques 18 minutes de "jacob van lennepkade II" ou les 11 minutes planantes et expérimentales de "the apocalypse inside of an orange") et surtout une inspiration sans faille. Seul petit bémol, "knee deep in the loving hush of heresy", la deuxième plage, quelque peu répétitive et moins inspirée que le reste de ce formidable album.
Les interventions de Rodriguez sont toujours aussi fulgurantes mais jamais démonstratives. En bon chef d'orchestre, il sait se mettre en retrait pour laisser la place à son talentueux quintet et laisser ainsi par exemple dériver le saxophone dans des envolées des plus réussies, ou poser une atmosphère plus sobre et apaisée.
Omar Rodriguez Lopez livre donc avec "The Apocalypse Inside of an Orange" un disque des plus passionnant et qui m'a bien plus rassasié que les derniers The Mars Volta (qui bien que très réussi, peuvent se montrer parfois irritant et manquant de feeling).
Je vous propose 3
extraits dans le player ci dessous, qui sont peut être les morceaux
les plus abordables de l'album
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