ROCK

Petra Jean Phillipson - "notes on death" (2012)  (ROCK) posté le mardi 21 février 2012 11:31

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Petra Jean Phillipson - 'notes on death' (2012)

Je commençais sérieusement à m'impatienter mais le nouveau Petra Jean Phillipson est enfin arrivé. En 2005, elle avait publiée le fabuleux "notes on love", et depuis, plus de nouvelles. 7 ans plus tard, voilà donc qu'arrive enfin son successeur, "notes on death". Et pour ce retour, elle n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il s'agit un double album, se composant de deux parties : la noire et la blanche. 

Le premier cd, le noir, montre la facette la plus torturée de la diva. Le disque commence avec un long morceau instrumental de 13 minutes composé  principalement de cuivres aux sonorités des plus sinistres, rendant l'entrée en matière du disque assez difficile d'accès. Passé cette longue intro, Petra Jean Phillipson peut enfin entrer en scène pour le très brut "city of lost angels" et son mur de guitare qui nous fait inexorablement penser à la Pj Harvey des débuts. D'ailleurs, l'ombre de Polly Jean plane sur toute cette face de l'album. Le grondement des guitares électriques se taisent tout de même sur une moitié des titres de cette face, mais l'atmosphère cafardeuse est toujours belle et bien présente, s'immisçant en vous de manière plus insidieuse.

02 City of lost Angels-DISC1-NOIR by Petra Jean Phillipson

Après avoir explorer le côté obscur de son âme, la diva dévoile ensuite, sur le disque blanc, sa facette lumineuse. Cette face commence elle aussi par un instrumental, mais interprété à la harpe cette fois ci. Les 5 autres titres du disque blanc donne la par belle aux mélodies angéliques, sublimée par la voix de Phillipson. Cette  sorte de beauté céleste qui en ressort contrebalance complètement avec la noirceur du premier cd. 

Petra Jean Phillipson aura pris son temps pour sortir ce deuxième album, mais l'attente en valait la peine. "Notes on death" est un disque ambitieux et profond qui se révèle complètement au fil des écoutes. 

03 And Lilith said unto Adam-DISC2-BLANC by Petra Jean Phillipson

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Mein Sohn William - mein sohn william (2012)  (ROCK) posté le mercredi 25 janvier 2012 22:59

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Mein Sohn William - mein sohn william (2012)

Non, ce blog n'est par mort ! Je vais essayer de me ressaisir et de l'alimenter à nouveau plus régulièrement. Surtout, qu'en ce début d'année, il y a déjà quelques nouveautés qui méritent d'être défendues. J'aurais pu, par exemple, vous parler des excellents derniers albums de Leila ("U & i") et de Matt Elliott ("the broken man"), mais je vais plutôt évoquer ici le dernier disque de Mein Sohn William.

Derrière ce pseudo se cache Dorian Taburet, un homme orchestre rennais. Armé de sa guitare, de ses pédales de sample et de sa voix, il bricole une sorte de pop électro ludique et fortement addictif. Si on devait comparer sa musique à d'autres artistes de l'hexagone, on pourrait le situer  entre le Chapelier Fou et Gablé. Les 10 titres, foutraques de cet album éponyme surprennent régulièrement l'auditeur avec des sonorités et des constructions étranges et imprévisibles, couplées à des mélodies entêtantes.

Le disque est très (trop) court (26 minutes), si bien qu'il est fortement tentant d'appuyer sur la touche replay pour faire face au goût de trop peu que l'on ressent à la fin de cet excellent album. 

Mein Sohn William "carbonnade" by alternativesoundradio

Mein Sohn William - "husband" by alternativesoundradio

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Takeshi Terauchi and The Bunnys - "this is Terauchi Bushi" (1967)  (ROCK) posté le lundi 14 novembre 2011 23:24

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Takeshi Terauchi and The Bunnys - 'this is Terauchi Bushi' (1967)

En ce moment je bosse avec un pote sur une interprétation guitare/violon du fameux thème russe "les yeux noirs". Cette chanson a été reprise un nombre incalculable de fois. Et en allant sur youtube pour en écouter différentes versions, je suis tombé sur une qui m'a terriblement scotchée : 

Cette version hallucinante à base de surf musique et de shamisen (sorte de guitare traditionnelle japonaise) m'a forcément envi d'en savoir plus sur ce Tareshi Terauchi. j'ai ainsi appris qu'il appartenait à la scène "eleki" ("électrique" en japonais), style musical né après la venue au pays du soleil levant des Ventures en 1962, et qui donna envi à de nombreux jeunes de se mettre à la guitare électrique.

Je suis tombé tout d'abord sur le surprenant "let's go classic" (1967) où Tarsehi Terauchi et son groupe, The Bunnys, s'amusent à reprendre divers thèmes de musique classique ("symphonie n°5 de Beethoven, "Madame Butterfly" de Puccini, "le lac des signes" de Tchaikovsky...) en version surf musique teintée de sonorités japonaises. Disque fun et excellent, il m'a donné envi de continuer mes recherches.

Et j'ai ensuite trouvé "this is Terauchi Bushi", sorti lui aussi en 1967. C'est bien simple, je crois que cet album fait partie des tous meilleurs enregistrements de surf music que j'ai pu entendre jusqu'à présent. Un disque de surf rock très proche de ce qui se faisait dans les 60's, mais les petites touches nippones font toutes la différence. 

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The Juke Joints feat. The Gospel Pimps - boogie the church down (2011)  (ROCK) posté le dimanche 28 août 2011 11:27

Blog de alternativesound :Alternative Sound, The Juke Joints feat. The Gospel Pimps - boogie the church down (2011)

Voici un disque qui aurait pu sortir sur Fat Possum à l'époque où le label se focalisait sur le blues du Mississipi. En effet, à l'écoute de ce "boogie the church down", impossible de ne pas penser à des artiste comme R.L. Burnside ou Junior Kimbrough, voire aux premiers disques des Black Keys

The Juke Joints et les Gospel Pimps, qui sont en réalité un seul et même groupe, nous viennent de Cologne en Allemagne. Ce deuxième album du trio reprend la recette de leur premier LP, "boogie the house down, juke joint style", mais avec une petite touche gospel sur une bonne partie de ces nouveaux morceaux. Ainsi, "juke joint in the sky", "blues power" ou encore "the pimps don't like it" nous rappellera instantanément le gospel blues de Sister Rosetta Tharpe. Impossible de rester de marbre devant de tels brûlots qui donnent envi de chanter et de taper dans ses mains niaisement. 

Le reste du disque est composé de morceaux tout aussi jouissif mais plus axé sur du blues rock crasseux et dynamité, un peu à la manière du "a ass pocket of whyskey" de R.L. Burnside, lorsqu'il était épaulé par le Jon Spencer Blues Explosion en guise de backing band de luxe.

The Juke Joints nous inflige une belle leçon de blues rock roots et efficace, auquel il est difficile de résister !

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Slackeye Slim - "el santo grial, la pistola piadosa" (2011)  (ROCK) posté le mercredi 29 juin 2011 08:39

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Slackeye Slim est le projet d'un certain Joe Franklard, auquel collabore également son ami et chanteur Graham Lindsay. Après un déjà très bon premier album, "texas whore pleaser", sorti en 2007, Slackeye Slim est de retour avec un nouvel album absolument génial, "el santo grial, la pistola piadosa". 

Ce disque sonne un peu comme si Ennio MorriconeCalexico, Dick Dale et Tom Waits s'étaient associés pour écrire la bande originale d'un western ténébreux. Ceux d'entre vous qui connaissent le Revérend Tom Frost y verront sans doute également quelques similitudes.

Le disque oscille entre western spaghetti, marriachi, rock et story telling. Le tout s'écoute comme une b.o., avec des variations propres au récit et des atmosphères évocatrices. Même si les morceaux fonctionnent parfaitement individuellement, l'idéal est tout de même d'écouter l'album dans l'ordre afin de s'immerger au mieux dans cette histoire.  "El santo grial, la pistola piadosa" raconte en fait l'histoire de Drake Savage, jeune homme investit d'une mission divine depuis son enfance, et épaulé par un légendaire et mystérieux revolver. Mais pas besoin d'être bilingue pour apprécier cet album, tant l'univers musical que dégage ce disque est explicite. En effet, "El santo grial, la pistola piadosa"  transpire la tequila, les coups de feu et le far west. 

Ce deuxième album de Slackeye Slim fait partie des disques indispensables de l'année. Reste à espérer qu'il ne passe pas aussi inaperçu que leur premier album et que je ne sois pas ainsi le seul à m'en rendre compte...

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