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(photo : http://www.pierre-jean.net/)
Ces dernières semaines ont été riche en spectacles dans cette bonne vieille ville de Brest : la venue controversée de Dieudonné, la soirée "Nuit Zébrée" (avec Mei Tei Sho, John & Jehn, et Piers Faccini accompagné à ma grande surprise par Laetitia Sheriff à la basse), les congolais de Kasai All Stars (avis mitigé), et l'exceptionnelle prestation de Damo Suzuki (le chanteur des légendaires Can a donné une prestation dans le cadre de son No End Tour qui le voit jouer partout dans le monde avec des groupes locaux en impro totale. Pour cette date, il était accompagné des locaux de Monstre). Et encore, j'ai raté Magma (pas grâve, je les ai déjà vu), Jonahtan Richman (là, c'est plus facheux, je ne pense pas qu'il repassera de si tôt en Bretagne) et je vais rater la semaine prochaine, à mon grand regret, Anthony Johnson & The Spasm Band (je me rattraperai cet été sous le chapiteau du Festival du Bout Du Monde).
Au delà d'un inventaire non exhaustif de la vie culturelle bretoise, le but premier de cet article est de vous faire part de la prestation , jeudi dernier, de mes gros coups de coeur 2007, Thee Stranded Horse, et 2008, Kouyate & Neerman. Ceux qui suivent ce blog se rappelleront peut être en avoir lu quelques bafouilles à leur sujet.
En arrivant au Vauban, première bonne surprise, ils ont aménagé la salle en cabaret, avec des tables et des chaises. Bonne idée, car la musique des protagonistes n'est pas vraiment propice aux déhanchements frénétiques ou à des slams ravageurs.
C'est Kouyate & Neerman qui débute cette soirée. Le joueur de balafon et le vibraphoniste sont accompagnés d'un contrebassiste et d'un batteur. Le début du set s'avère exceptionnel. Il faut dire qu'ils ont dégainé d'entrée de jeu mes deux morceaux préférés de leur premier album "kangaba"("djanfa magni" et "niokome" avec son intro limite noise et sa grosse disto sur le vibraphone). Après un tel début, je me demande quand même comment ils vont faire pour maintenir le niveau. Les doutes seront vites dissipés, avec une version exceptionnelle de "bamana don" où le vibraphone sera enrichi de multiples effets (echo, wha wha, distorsion...). C'est incroyable les sons que Neerman arrive a tirer de son instrument : on a presque l'impression par moment d'entendre une guitare ou des sons électro. A peu près tous les titres de leur album seront joués et enrichis de larges plages d'impro où les deux compères s'en donneront à coeur joie. Le rappel se fera sans la section rythmique avec "here" tout en délicatesse et finesse. En bref, un très bon concert boosté par le bonne humeur communicative de Kouyate.
Ci dessous, un live
enregistré lors des nuits zébrées à Paris le
30 janvier dernier (merci au site Grandcrew.com)
Au tour de Yann Tambour de monter sur scène pour son projet Thee, Stranded Horse. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, la grande originalité est de proposer une musique folk typée 70's mais presque exclusivement jouée avec un instrument africain, la kora. Depuis quelques semaines, il se produit en compagnie d'un maître de la kora mandingue, Ballake Sissoko. Ils se sont rencontrés la première fois en avril 2006 par l'intermédiaire du magazine Mouvement, pour un entretien croisé. Un an plus tard, ils entraient en studio ensemble pour réenregistrer 4 morceaux issus du premier album de Thee, Stranded Horse, "churning strides". Le fruit de cette collaboration est sorti en maxi vinyle 4 titres.
Ils arrivent donc
sur scène ensemble, Yann Tambour se chargeant de
la guitare et kora rythmique (et du chant bien sûr) et
Ballake Sissoko à la kora soliste. Ils vont
réinterpréter une bonne partie des morceaux de
"churning strides". Le malien apporte
incontestablement un plus aux compos initiales tant elles gagnent
en subtilité. Sa participation est encore plus riche que sur le
maxi vinyle. Par contre, Yann Tambour est toujours
aussi peu à l'aise lorsqu'il s'agit de s'exprimer entre les
morceaux, ce dont il ne se cache pas d'ailleurs, et s'en amuse. Un
premier inédit de toute beauté, totalement instrumental, est
interprété ainsi qu'un deuxième, chanté en français.
"Le sel" était le seul morceau en
français sur le premier album et s'avérait être le moins bon
morceau. Un peu déçu donc, qu'il ait décidé de poursuivre cette
expérience. Mais ne faisons pas la fine bouche, car le concert
s'est avéré excellent et bien meilleur que lors de sa venue à
Morlaix. l'année dernière. Il avait pourtant donné une très belle
prestation ce jour là mais il faut reconnaître que Ballake Sissoko
a considérablement enrichi les morceaux. Très belle prestation
donc, en espérant que cette collaboration donne naissance à un
disque long format. Un regret tout de même, qu'ils n'aient pas joué
"sharpened suede".
Thee, Stranded Horse & Ballake
Sissoko - tainted days




Petite pause et SC3 arrive enfin
sur scène. Groupe à géométrie variable, je me demandais quelle
allait être la formation. Trey Spruance, vêtu de
noire et le visage masqué par une cacpuche dont émerge un bouc
énorme lui donnant un air de druide, accompagné de
Jason Schimmel (guitariste
d'estradasphere) à la basse et Peijman
Kouretchian à la batterie, débutent le set et en foutent
la gueule d'entrée de jeu, grâce à une rythmique martiale et
surpuissante. Arrive ensuite sur scène, le reste de la troupe :
Timb Harris au violon et à la guitare, Jay
Young Kim au clavier et Rich Doucette et
son impressionant sarangi. Formation quelque peu réduite donc,
lorsque l'on sait qu'un deuxième violoniste les accompagne
souvent.
de "
Je débarque donc
samedi en fin de journée pour assisté aux
prestations plutôt
sympathique de Cesaria Evora et de Salif
Keita. Je fonce sur la petite scène assisté au concert de
Tinariwen dont le blues touareg fait mouche et
envoûte l'assemblée. Arno arrive ensuite sur la
grande scène. C'est la 3e fois que je le vois et la 1e fois qu'il
me déçoit en live. Concert moins hypntisant qu'a l'accoutumée,
moins d'accordéon, moins prenant... bref je me tire avant la fin
afin de bien me placer sous le chapiteau pour le concert de
David Krakauer et Socalled. Ils
allaient s'apprêter à mettre le public à genou malgré une config
scénique réduite qui me decevit de prime abord. En effet, ils
étaient juste en trio, avec donc un Krakauer époustouflant de
virtuosité à la clarinette, Socalled à l'accordéon, machines et
rap/chant et une guitariste. Vi
siblement, peu de
personnes dans le public ne les connaissait et beaucoup se sont
pris une grosse claque vu les réactions et cris, et les danses
débiles improvisées sur le beats électro jazz klezmer irrésistible
du trio. Le concert se finira sur une version de "good all
days" anthologique. Et pour clôturer la journée, le jamaïcain
Max Roméo que je vis que de loin, trop occupé à
boire des coups au stand où bossait ma copine. Mais de loin ce fut
plutôt agréable avec une poignée de tubes reggae qui me rappelai le
lycée et mes potes rastafouriens fans de reggae.
musiciens et le
groupe enchaîne ses tubes :"pépeté", "dieu"....,
et surtout l'hymne "sexe, accordéon et alcool" devant un
public déchaîné. 
Quelques bières au
bar et voilà enfin Seun Kuti accompagné de
Egypt 80. J'attendais beaucoup de lui car
fan du père, et déçu par son frère Femi, je
comptais pas mal sur lui pour porté bien haut les couleurs de
l'afro beat qui n'a jamais trouvé un successeur digne de ce nom au
légendaire Fela. D'entrée de jeu, un groove infernal envahit la
scène ou Seun Kuti mène la danse en faisant office de chef
d'orchestre. C'est bien simple, en fermant les yeux, on jurerait
entendre son père Fela tant sa vision de l'afro beat reprend les
choses là où Fela les avait laissés. Malgré son
jeun
e âge (23 ans), il
mène son groupe tambour battant, faisant danser la foule et faisant
preuve d'une présence scénique incroyable. Grand danseur, il
n'hésite pas à poser son sax et micro pour nous faire une
démonstration de ce qui ressemble à une version africaine de la
Kapoéra.
uelques peu
clichesque. Ils auraient bien mieux du rester instrumentaux.
















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