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Thee, Stranded Horse & Ballake Sissoko + Kouyate & Neerman - Le Vauban, 17 avril 2009  (Concerts) posté le dimanche 19 avril 2009 11:04

(photo : http://www.pierre-jean.net/)

Ces dernières semaines ont été riche en spectacles dans cette bonne vieille ville de Brest : la venue controversée de Dieudonné, la soirée "Nuit Zébrée" (avec Mei Tei Sho, John & Jehn, et Piers Faccini accompagné à ma grande surprise par Laetitia Sheriff à la basse), les congolais de Kasai All Stars (avis mitigé), et l'exceptionnelle prestation de Damo Suzuki (le chanteur des légendaires Can a donné une prestation dans le cadre de son No End Tour qui le voit jouer partout dans le monde avec des groupes locaux en impro totale. Pour cette date, il était accompagné des locaux de Monstre). Et encore, j'ai raté Magma (pas grâve, je les ai déjà vu), Jonahtan Richman (là, c'est plus facheux, je ne pense pas qu'il repassera de si tôt en Bretagne) et je vais rater la semaine prochaine, à mon grand regret, Anthony Johnson & The Spasm Band (je me rattraperai cet été sous le chapiteau du Festival du Bout Du Monde).

Au delà d'un inventaire non exhaustif de la vie culturelle bretoise, le but premier de cet article est de vous faire part de la prestation , jeudi dernier, de mes gros coups de coeur 2007, Thee Stranded Horse, et 2008, Kouyate & Neerman. Ceux qui suivent ce blog se rappelleront peut être en avoir lu quelques bafouilles à leur sujet.

En arrivant au Vauban, première bonne surprise, ils ont aménagé la salle en cabaret, avec des tables et des chaises. Bonne idée, car la musique des  protagonistes n'est pas vraiment propice aux déhanchements frénétiques ou  à des slams ravageurs.

C'est Kouyate & Neerman qui débute cette soirée. Le joueur de balafon et le vibraphoniste sont accompagnés d'un contrebassiste et d'un batteur. Le début du set s'avère exceptionnel. Il faut dire qu'ils ont dégainé d'entrée de jeu mes deux morceaux préférés de leur premier album "kangaba"("djanfa magni" et "niokome" avec son intro limite noise et sa grosse disto sur le vibraphone). Après un tel début, je me demande quand même comment ils vont faire pour maintenir le niveau. Les doutes seront vites dissipés, avec une version exceptionnelle de "bamana don" où le vibraphone sera enrichi de multiples effets (echo, wha wha, distorsion...). C'est incroyable les sons que Neerman arrive a tirer de son instrument : on a presque l'impression par moment d'entendre une guitare  ou des sons électro. A peu près tous les titres de leur album seront joués et enrichis de larges plages d'impro où les deux compères s'en donneront à coeur joie. Le rappel se fera sans la section rythmique avec "here" tout en délicatesse et finesse. En bref, un très bon concert boosté par le bonne humeur communicative de Kouyate.

Ci dessous, un live enregistré lors des nuits zébrées à Paris le 30 janvier dernier (merci au site Grandcrew.com)

Au tour de Yann Tambour de monter sur scène pour son projet Thee, Stranded Horse. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, la grande originalité est de proposer une musique folk typée 70's mais presque exclusivement jouée avec un instrument africain, la kora. Depuis quelques semaines, il se produit en compagnie d'un maître de la kora mandingue, Ballake Sissoko. Ils se sont rencontrés la première fois en avril 2006 par l'intermédiaire du magazine Mouvement, pour un entretien croisé. Un an plus tard, ils entraient en studio ensemble pour réenregistrer 4 morceaux issus du premier album de Thee, Stranded Horse, "churning strides". Le fruit de cette collaboration est sorti en maxi vinyle 4 titres.

Ils arrivent donc sur scène ensemble, Yann Tambour se chargeant de la guitare et kora rythmique (et du chant bien sûr) et Ballake Sissoko à la kora soliste. Ils vont réinterpréter une bonne partie des morceaux de "churning strides". Le malien apporte incontestablement un plus aux compos initiales tant elles gagnent en subtilité. Sa participation est encore plus riche que sur le maxi vinyle. Par contre, Yann Tambour est toujours aussi peu à l'aise lorsqu'il s'agit de s'exprimer entre les morceaux, ce dont il ne se cache pas d'ailleurs, et s'en amuse. Un premier inédit de toute beauté, totalement instrumental, est interprété ainsi qu'un deuxième, chanté en français. "Le sel" était le seul morceau en français sur le premier album et s'avérait être le moins bon morceau. Un peu déçu donc, qu'il ait décidé de poursuivre cette expérience. Mais ne faisons pas la fine bouche, car le concert s'est avéré excellent et bien meilleur que lors de sa venue à Morlaix. l'année dernière. Il avait pourtant donné une très belle prestation ce jour là mais il faut reconnaître que Ballake Sissoko a considérablement enrichi les morceaux. Très belle prestation donc, en espérant que cette collaboration donne naissance à un disque long format. Un regret tout de même, qu'ils n'aient pas joué "sharpened suede".


Thee, Stranded Horse & Ballake Sissoko - tainted days

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David Krakauer's Klezmer Madness & Socalled - Brest 25/10/08 (Quartz)  (Concerts) posté le dimanche 26 octobre 2008 14:30

En épluchant il y a environ un mois les concerts à venir dans ma bonne vieille ville de Brest, je me suis retrouvé devant un sacré dilemme : choisir entre le clarinettiste David Krakauer et Ez3kiel qui jouaient le même soir. Coup de bol, j'ai pu résoudre ce dilemme facilement en m'apercevant que le trio tourangeau jouait à environ 30 km de Brest dans un café concert (Coatelan) deux semaines avant. Le concert fut fantastique et surtout, voir Ez3kiel dans un si petit lieu (environ 80 personnes) apportait un aspect exceptionnel à cette date. On ne le redira jamais assez mais Ez3kiel est absolument à voir sur scène tant leurs prestations sont à chaque fois époustouflantes (je les ai vu trois fois depuis leurs débuts !).

Mais revenons à David Krakauer's Klezmer Madness et du concert donné au Quartz ce samedi. J'avais déjà vu Krakauer en concert en format trio, lors du Festival Du Bout du Monde. Le concert fut énorme et avait lessivé le public, mais je ne vais pas m'éterniser dessus, j'en avais déjà parlé ici.

Pour cette tournée, le clarinettiste est accompagné de son Klezmer Madeness Band, soit Sheryl Bailey à la guitare, Will Holshouser à l'accordéon, Nicki Parrott à la basse, Michael Sarin à la batterie et bien sûr l'énergumène Socalled au sampler, piano et rap/chant.

Le set commence sur les chapeaux de roue avec des rythmes klezmer irrésistibles. Très vite, on regrette le choix du lieu qui est un théatre avec uniquement des places assises. Le désir de se lever de sa chaise et de danser monte crescendo au fur et à mesure de la prestation. Ca en devient presque insoutenable lorsque Socalled balance des beats hip hop ou électro sur les mélodies yiddish de Krakauer ou lorsqu'il s'empare du micro pour rapper (en anglais et en yiddish) ou chanter des airs traditionnels. Soccaled est vraiment un cas : malgré son physique de nerd binoclard et sa tenue ringarde, il a vraiment un charisme irrésistible et met une pêche incroyable.

Mais la vraie star de la soirée est sans conteste David Krakauer, qui nous fait tout le déballage de son talent. Toutes ses interventions à la clarinette sont magiques. Il est en outre d'une sobriété et d'une gentillesse exemplaire.

Le reste de la troupe fait également plaisir à voir, surtout la bassiste, visiblement heureuse d'être là et qui se dandine comme elle peut. Plus renfermé, la guitariste excelle qu'elle que soit le style qu'elle développe : surf, jazzy, funk, rock. Son jeu n'est pas sans rappeler celui de Marc Ribot, mais en plus démonstratif.

L'essentiel du dernier album, "bubbemeises : lies my gramma told me", est passé en revue mais dans des versions revues et corrigées avec maestria.

On ne voit pas le set passé et les musiciens quitte une première fois la scène. C'est l'occasion de voir enfin tout le public se lever pour réclamer leur retour. A leur retour, tout le monde reste debout et ça commence enfin à danser. Ce premier rappel aux relents "funk électro yiddish" est tout bonnement énorme et la salle se transforme soudain en Bar Mitzvah géante. Les musiciens repartent à nouveau et reviennent pour un deuxième rappel plus traditionnel mais tout aussi contagieux et dansant.

En bref, un superbe concert. J'espère maintenant les revoir dans une salle plus appropriée à leur jazz klezmer électro rock !

 

David Krakauer - extrait live + interview


David Krakauer's Klezmer Madness - live 2004

 

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Secret Chiefs 3 + Vladimir Bozar à l'Antipode (Rennes) le 26/09  (Concerts) posté le lundi 29 septembre 2008 13:33

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Secret Chiefs 3 + Vladimir Bozar à l'Antipode (Rennes) le 26/09

Le mois de septembre a vu la venue pour la première fois de Secret Chiefs 3. Evenement donc, surtout que des dates avaient été programmées l'année dernière et avaient été annulées.

Pour quatres des dates françaises, le groupe de Trey Spruance était accompagné par Vladimir Bozar. Grand merci d'ailleurs au chanteur de la formation niçoise, car c'est grâce à lui qu'on doit cette tournée de SC3.

Les membres de Vladimir Bozar doivent être fan de Mike Patton, tant leur musique s'inspire de Fantomas et de Mr Bungle. Disciple appliqué, on passe du coq à l'âne en un claquement de doigt, du gros metal qui tâche à la musique latine ou russe par exemple. Leur musique est très carrée et millimétrée et les musiciens maitrisent avec brio leurs instruments. Mais voilà, la sauce ne prend pas : leur musique manquant de personnalité, est un peu plate et les incursions comiques sont des plus désagréables (par exemple, inclure le slogan de la pub panzanni après un passage bourrin). Le chanteur et ses nombreuses mimiques m'ont également été insupportables. Le meilleur moment de leur set sera lorsque TImb Harris (Estradasphere) viendra les accompagner au violon. Une bonne partie du public a tout de même réservée un bon accueil au groupe. Leur premier album vient de sortir et est produit par Tim Smolens d'Estradasphere. Plus d'info : www.myspace.com/vladimirbozar

Petite anecdote rigolote : pendant le concert Jason Schimmel d'Estradasphere et de Secret Chiefs 3 m'a demandé si j'ai de l'herbe. En fait, en arrivant sur Rennes, ils se sont fait flasher et pensant qu'ils allaient se faire controler, il a mangé ce qu'il avait. Du coup il cherchait à se reaprovisionner...

Petite pause et SC3 arrive enfin sur scène. Groupe à géométrie variable, je me demandais quelle allait être la formation. Trey Spruance, vêtu de noire et le visage masqué par une cacpuche dont émerge un bouc énorme lui donnant un air de druide,  accompagné  de Jason Schimmel (guitariste d'estradasphere) à la basse et Peijman Kouretchian à la batterie, débutent le set et en foutent la gueule d'entrée de jeu, grâce à une rythmique martiale et surpuissante. Arrive ensuite sur scène, le reste de la troupe : Timb Harris au violon et à la guitare, Jay Young Kim au clavier et Rich Doucette et son impressionant sarangi. Formation quelque peu réduite donc, lorsque l'on sait qu'un deuxième violoniste les accompagne souvent.

Le début du set est mené de front par Trey Spruance et son saz électrique dans une atmosphère "oriental rock médiéval (???)" ("medieval", "the 15", "bereshith"). SC3 revisite ensuite le thème du film "Halloween", Trey passant alors à  la guitare pour y glisser une petite touche de guitar surf. Tous les musiciens sont très impressionnants : que ce soit Rich Doucette et le son si original de son Sarangi, Timb Harris (Estradasphere) très en avant avec son violon enivrant, ou Jason Schimmel, habituellement guitariste, qui nous montre qu'il maitrise aussi bien la basse. Frustrant tout de même, qu'il n'ai pas tâté de son instrument fétiche sur un titre ou deux, tant son jeu se complete merveileusement bien avec celui de Trey (comme on peut l'entendre sur certains morceaux de "Xaphan", dernier album en date du groupe). Le début du set est très bon, mais la deuxième partie du concert sera encore plus impressionnante. "Zulfikar" et son beat électro avec cette mélodie entêtante du violon va en laisser plus d'un sur le cul, ou encore un inédit à la limite du rock noisy oriental et du post rock et qui laisse présager le meilleur pour le prochain album. Des extraits des quatres albums du groupes ont été joués mais je regrette tout de même qu'aucun morceau de leur "book of angels" pour John Zorn ne soit interprété ce soir.

Les deux rappels vont définitivement enfoncés le clous, avec deux classiques : "renonciation", reprise d'Ananda Shankar" et "Hurqualya", extrait de "Second grand constitution & bylaws".

Grosse claque donc et un concert très différent de celui que j'avais vu il y a huit ans (évoqué ici et qui était encore meilleur). On espère, que maintenant qu'ils ont enfin mis le pied en Europe, qu'ils reviendront plus régulièrement.

 

Bereshith

 

Ship Of Fools

 

Vajra

 

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Woven Hand  (Concerts) posté le lundi 10 décembre 2007 11:55


Woven Hand - swedish purse

 

Jeudi 28 novembre, direction le Vauban, afin d'assister au concert de Woven Hand. Petit rappel historique : David Eugene Edwards, avant de fonder Woven Hand, était le leader charismatique des regrettés Sixteen Horsepower. Ce dernier, évoluant dans un trip folk, country rock et bluegrass, était porté par la voix hors norme d'Edwards. Celui ci, bien que trop méconnu, a pourtant la classe et le charisme d'un Nick Cave ou d'un Jeffrey Lee Pierce (de Gun Club dont ils ont repris le "fire spirit" d'ailleurs) par exemple.

Depuis la séparation des Sixteen Horsepower en 2005, David Eugene Edwards se consacre entièrement à Woven Hand, qui n'était d'abord qu'un side project. Le style ici se veut beaucoup plus intimiste que son premier groupe. Pour preuve, écoutez (en haut de l'article) le poignant "swedish purse", extrait de "mosaic" sorti en 2006.

Et pourtant, ce concert au Vauban aura été surprenant car très rock, et donc bien loin de l'atmosphère intimiste des albums studios. Epaulé par le fidèle et impressionnant Ordy Garrison à la batterie, on retrouve également à la guitare Peter Van Laerhoven et Pascal Humbert à la basse. Durant 1h30, on aura donc le droit à des versions très rock et pleines de distorsions du répertoire de Woven Hand et quelques chansons de SIxteen Horsepower ("american wheeze" et "harm's way" si ma mémoire est bonne). Mais les meilleurs moments seront ceux où Edwards se retrouve seul avec sa guitare ou son banjo, et où sa voix ainsi mise particulièrement mise en valeur, vous colle le frisson. Petit exemple avec la vidéo ci dessous de "whistling girl".


David Eugene Edwards - whistling girl 

 
 
Sixteen Horsepower - haw 
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Festival Du Bout Du Monde  (Concerts) posté le lundi 27 août 2007 19:00

Cet été le seul festival que j'ai pu faire est Le Bout Du Monde sur la Presqu'île de Crozon. Je me serais bien fait La Route Du Rock mais l'affiche laissait un peu à désiré... à moins de mixer le meilleur des soirées en une seule : Herman Dune, Elvis Perkins, CSS, Fujiya & Miyagi et Sonic Youth auxquels on pourrait pu ajouter Woven Hand et Sebastier Schuller, honteusement relégués à jouer dans un autre lieu. Là ça aurait eu de la gueule et je me serais déplacé. Mais les organisateurs ont préférés bouffer une grosse partie du budget pour faire venir les Smashing Pumpkins. Choix on ne peut plus discutable car je ne suis pas sûr que leur reformation soit digne d'intérêt.

Bref revenons au festival du bout du monde. Je zap le 1er jour qui n'étais pas vraiment intéressant (Laurent Voulzi, Dan Ar Braz, Babylon Circus, Ridan...).

Je débarque donc samedi en fin de journée pour assisté aux prestations plutôt sympathique de Cesaria Evora et de Salif Keita. Je fonce sur la petite scène assisté au concert de Tinariwen dont le blues touareg fait mouche et envoûte l'assemblée. Arno arrive ensuite sur la grande scène. C'est la 3e fois que je le vois et la 1e fois qu'il me déçoit en live. Concert moins hypntisant qu'a l'accoutumée, moins d'accordéon, moins prenant... bref je me tire avant la fin afin de bien me placer sous le chapiteau pour le concert de David Krakauer et Socalled. Ils allaient s'apprêter à mettre le public à genou malgré une config scénique réduite qui me decevit de prime abord. En effet, ils étaient juste en trio, avec donc un Krakauer époustouflant de virtuosité à la clarinette, Socalled à l'accordéon, machines et rap/chant et une guitariste. Visiblement, peu de personnes dans le public ne les connaissait et beaucoup se sont pris une grosse claque vu les réactions et cris, et les danses débiles improvisées sur le beats électro jazz klezmer irrésistible du trio. Le concert se finira sur une version de "good all days" anthologique. Et pour clôturer la journée, le jamaïcain Max Roméo que je vis que de loin, trop occupé à boire des coups au stand où bossait ma copine. Mais de loin ce fut plutôt agréable avec une poignée de tubes reggae qui me rappelai le lycée et mes potes  rastafouriens fans de reggae.

Après une nuit de débauche (alors que je croyais qu'on m'avait volé ma tente, je l'ai quand même retrouvé plantée quelques mètres plus loin d'où je l'avais mise initialement avec un mec dormant dessous avec pourtant les sardine plantées !!!), me voilà près à assister aux concerts du dimanche. Tout commence avec Java qui m'a profondément ennuyé malgré une bonne présence scénique et de la bonne humeur à revendre. Le set est découpé en 3 rounds avec tout d'abord le chanteur R-Wan en version sound system et sans grand intérêt malgré un très bon remaque du "laisse béton" de Renaud, devenu "lâche l'affaire". Ensuite c'est le groupe Java mais avec en guise de chanteur le jamaicain Winston McAnuff. Ca faisait des années que je n'avais pas assisté à un concert de reggae et j'avais oublié comment un concert de reggae pouvait être chiant. D'autant plus que les "rastafarai" gueulé par une partie du public aussi rasta que vous et moi ont eu le don de m'énerver. Puis c'est au tour du vrai Java d'assuré : d'abord une petite valse s'improvise sur scène avec les techniciens et musiciens et le groupe enchaîne ses tubes :"pépeté", "dieu"...., et surtout l'hymne "sexe, accordéon et alcool" devant un public déchaîné. 

Puis vient le grand moment populaire du festival, celui qui a réussi l'exploit d'unir familles, personnes âgées et viandes saoules, j'ai nommé Pierre Perret. Malgré la voix cassé, avec sa bonne humeur et sa gouaille, Pierrot a mis tout de suite le public dans sa poche. Bon, c vrai, quand on pense Pierre Perret on voit tout de suite chansons ringardes mais quand on le vois en vrai tout sourire, le poing levé entre chaque chanson et chanter ses tubes ("la cage aux oiseaux", "le zizi", "liberté zéro"...) repris en coeur par enfants, vieux, dreadman et mec percés, ça le fait tellement que ça en devient émouvant. D'ailleurs le Pierrot à vraisemblablement été ému par l'accueil accordé par le public.

Je quitte donc la grande scène avec "t'en fais pas mon p'tit loup" en tête pour aller voir sous le  chapiteau Buhran Ocal et l'Ensemble Oriental d'Istanbul pour une prestation impressionnante et enivrante.

Retour sur la scène principal où les 11 tambours et de didjeridoo des japonais d Gocoo commencent. Visuellement très beau et intense, les rythmes tribaux accompagnées de chorégraphies acrobatiques firent leur effet.

Viennent ensuite les papys de Jethro Tull pour un concert ultra carré et rodé où rien ne déborde. Bien que chiant par moment, le set est fonctionne très bien quand même, surtout grâce à la flûte traversière d'un Ian Anderson impressionnant. 

Quelques bières au bar et voilà enfin Seun Kuti accompagné de Egypt 80. J'attendais beaucoup de  lui car fan du père, et déçu par son frère Femi, je comptais pas mal sur lui pour porté bien haut les couleurs de l'afro beat qui n'a jamais trouvé un successeur digne de ce nom au légendaire Fela. D'entrée de jeu, un groove infernal envahit la scène ou Seun Kuti mène la danse en faisant office de chef d'orchestre. C'est bien simple, en fermant les yeux, on jurerait entendre son père Fela tant sa vision de l'afro beat reprend les choses là où Fela les avait laissés. Malgré son jeune âge (23 ans), il mène son groupe tambour battant, faisant danser la foule et faisant preuve d'une présence scénique incroyable. Grand danseur, il n'hésite pas à poser son sax et micro pour nous faire une démonstration de ce qui ressemble à une version africaine de la Kapoéra.

Epuisé par la prestation, je file tout de même sous le chapiteau pour assisté à la rencontre entre le percussionniste réunionnais Daniel Waro et le guitariste d'influence gitane et oriental Titi Robin. Sur le papier cette rencontre avait tout l'air d'être fort alléchante, mais en fait se révéla quelque peut ennuyeuse. Du coup, après quelques morceaux, je file voir Balkan Beat Box sur la petite scène. Là aussi, déception. Ca si ce mélange d'électro hip hop et de musiques balkaniques fonction très bien sur cd, en concert, ça le fait que très moyennement, surtout à cause de toasters quelques peu clichesque. Ils auraient bien mieux du rester instrumentaux.

Enfin, pour clôturer le festoche, les israéliens d'Izabo monte sur scène pour une musique sonnant comme a rencontre entre Led Zeppelin et Talking Heads, mais sans convaincre. En même temps il est vrai que je n'ai écouté que d'une oreille, fatigué et bien trop occupé à épuisé mes derniers tickets boissons.

Au final, le festival Du Bout Du Monde, aura eu son lot de déceptions et de surprises. Pas de regrets, car une programmation riche et héréroclite, un site magnifique (dommage que je n'ai pas eu le temps de plus trainer sur Crozon et sa côte magnifique) et une ambiance excellente. Le seul hic, c'était la reprise du boulot le lundi matin après une nuit de seulement 2 heures. Mais çà c'est une autre histoire (fort douloureuse ceci dit...) 

 

Tinariwen 

Seun Kuti & Egypt 80 


Socalled 
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