Alternative Radio, webradio où 50 ans de musique
s’entrecroisent à travers tous ses courants, ses
incontournables et ses pépites méconnues. Funk, Rock, Hip Hop,
Electro, Afro Beat, Jazz, Dub, Soul, Trip Hop, Surf Music, Folk,
Reggae....
Alternative
Sound : découvertes musicales, webradio...
Alternative Radio, webradio où 50 ans de musique
s’entrecroisent à travers tous ses courants, ses
incontournables et ses pépites méconnues. Funk, Rock, Hip Hop,
Electro, Afro Beat, Jazz, Dub, Soul, Trip Hop, Surf Music, Folk,
Reggae....
No bla
bla, just music !
www.ra...
Il y
a quelques mois de cela, je vous avait parlé des Legendary
Shack Shakers et de leur génial
"cockadoodledon't", grand disque de
country-boogie-punk. J'ai découvert il y a quelques semaines, le
projet parallèle de leur leader, Col. JD Wilkes,
The Dirt Daubers.
Ce
trio qu'il a fondé avec sa femme pratique une musique intemporelle
à base de country, de swing, de jazz, de rockabilly et de jazz, le
tout interprétée avec une énergie dingue et communicative. Pour
réaliser cette mixture hautement addictive, le trio utilise
mandoline, kazoo, banjo, harmonica, contrebasse, piano et voix
masculine et féminine.
"Wake up, sinners" est
composé de 13 titres dont autant de "tubes"
potentiels.Ca faisait
longtemps que je n'avais pas écouté un disque composé d'autant de
morceaux procurant un tel plaisir instantané. Même quand ils
s'attaquent à des morceaux interprétés déjà des centaines de fois
avant eux comme "wayfaring
strangers"
(Johnny
Cash,Sixteen Horsepower,Emmylou Harris...), ils font mouche avec cette version
dynamitée de ce standard.
"Wake up, sinners" est un disque auquel
il est difficile de résister et qui aurait largement mérité d'être
dans mon Top 20
2011.
C'est drôle comme
certains disques s'installent dans votre quotidien sans crier gare.
Des disques, qui aux premières écoutes vous paraissent sympathiques
mais pas non plus marquants. Et puis, sans trop savoir pourquoi,
vous vous surprenez à vouloir l'écouter très régulièrement, pour au
final devenir un de vos disques de chevet. Et c'est c'exactement ce
qui m'est arrivé avec le dernier album de la charmante
Rachel Brooke.
Je l'ai découverte
grâce à la compilation "outlaw radio compilation
vol.1" , qui voyait compiler des morceaux de la crème
de la scène country/bluegrass underground actuelle (Joe
Buck Yourself, 357 String Band,
Bob
Wayne, The Goddamn
Gallows...). Elle s'était alors fait remarquer en signant
le meilleur titre de cette compil'.
Mais avant cela,
elle avait déjà sorti un premier album éponyme ainsi qu'un disque
en collaboration avec Lonesome Wyatt, co-leader de
la formation "gothic country" (eh oui, ça existe!), Those
Poor Bastards.
Elégante et
raffinée, la musique de Rachel Brooke, est portée par une voix
cristalline et pure, sûrement une des plus belle de la country
moderne. "Down in the barnyard" est avant
tout un disque de country acoustique et traditionnelle. Une grande
partie du disque est en effet composée de ballades douces,
mélancoliques et d'une simplicité intemporelle. Mais à quelques
reprises, Rachel nous délivre des compositions plus rythmées
("don't forget me when I die",
"mean kind of blues", "must
be somethin' in the water"), donnant un peu plus de
relief au disque. A part quelques guitares électriques que l'on
peut entendre sur 2 ou 3 morceaux, il n'y a rien de moderne dans ce
disque old school, dont la plupart des morceaux se glisseraient
merveilleusement bien dans une playlist au milieu de chansons
d'Hank Williams et de la Carter
Family. D'ailleurs, et pour notre plus grand plaisir,
Rachel use ici et là du yodel, cette technique vocale surtout
utilisée dans la country de la première partie du XXe
siècle.
Avec une voix
pareille et son indiscutable talent de songwriter, Rachel
Brooke est sans aucun doute promis à un brillant
avenir.
Avec un physique et
un timbre vocal si proche de son légendaire grand père,
Hank Williams, il aurait été facile pour Hank
Williams III de se faire connaître en marchant sur ses traces où
celle de son père, la superstar de la country, Hank
Williams Jr. Mais Shelton a préféré n'en faire qu'à sa
tête et malgré la pression de son label, Curb
Records, pour le formater à la sauce country pop de
Nashville, il a décidé de suivre sa propre voie.
Il s'est donc petit
à petit distancé de la country traditionnelle après avoir réalisé
un standard du genre avec "lovesick, broke and
driftin', à partir de son troisième album et chef
d'oeuvre, "straight to hell". Cet album à
insufflé un peu de soufre à une musique qui en avait grandement
besoin, et a ainsi permis à toute une scène underground de se
déployer. A titre anecdotique, ce disque fut aussi le premier de
l'histoire de la country à porter l'avertissement "parental
advisory". A partir de là, il a commencé à incorporer des
éléments punk, metal et quelques expérimentations au milieu de
titres plus traditionnelles.
Cette liberté
artistique, n'a pas été facile à établir et à maintenir, surtout
avec la pression constante de Curb Records. Mais après 15 ans à
batailler avec eux, le voilà enfin libre de tout contrat. Et
pour marquer cette nouvelle liberté, Hank
Williams III s'est rebaptisé Hank 3, à monter son
propre label, Hank3 Records sur lequel il a sorti
le 6 septembre dernier trois disques, dont le diptyque
"ghost to a ghost / guttertown" (je
reviendrais éventuellement plus tard sur les deux
autres).
Le premier disque de
ce double album, "ghost to a ghost", est
ce qui se rapproche le plus de ses précédents méfaits. L'opus
commence avec deux morceaux de country rock entraînants et
efficaces, "gutter town" et
"day by day". Vient ensuite le speed et
furieux "riding the wave", qui rappelle
fortement "tore up and loud" (sur
"rebel within") dans sa fusion entre
metal et country. La country pépère de "Ray Lawrence
Jr" met en avant ce chanteur underground inconnu du
même nom avec un medley de deux chansons, interprété au fond d'un
bus avec Hank 3 qui se limite aux choeurs. La première partie du
disque ne surprendra donc pas ceux qui connaissent ses précédents
disques. Par contre, quelques petites surprises apparaissent dans
la deuxième partie comme l'épique et intense "time to
die", ou "troopers hollar"
qui voit un banjo accompagné de samples du chien de Hank, Trooper,
et d'une batterie ultra puissante avec l'utilisation d'une double
grosse caisse. "Cunt of a bitch" est
quand à lui un morceau country punk ultra efficace et qui nous
emmène au final très marriachi "ghost to a
ghost". Ce titre aurait pu être carrément parfait si
il n'y avait pas cette voix à la Lemmy qui écorche
un peu l'oreille sur le refrain. Mais cela n'entache pas
complètement la beauté du morceau, surtout lorsque que Tom
Waits vient reprendre la mélodie du refrain en fin de
chanson. De quoi vous coller le frisson...
Le deuxième disque,
"guttertown", ne ressemble quasiment en
rien à ceux que Hank a pu faire par le passé. Il est construit un
peu à la manière du disque 2 qui accompagnait "straight
to hell". Mais là où l'écoute de ce deuxième disque
pouvait s'avérer pénible (une plage unique de 45 mn avec des
chansons acoustiques entrecoupés de longs bruitages sans intérêt),
"guttertown" est quand à lui beaucoup
plus aboutit et réussit. Il s'écoute un peu comme la b.o. d"un
polar noir réalisé par David Lynch et qui
prendrait place dans un quartier glauque de Louisiane. "Guttertown"
pourrait être découpé en trois parties. La première, composée
seulement de trois véritables chansons, "the dirt
road", "musha's" et
"dying day" est un hommage à la musique
cajun et sont même en partie chantées en français cajun. Ces
morceaux, isolés de leur contexte, pourraient presqu'être
considérées comme des chansons festives. Mais les trois longues
interludes noisy qui précèdent chacune d'elles instaurent un climat
des plus poisseux. La deuxième partie voit Hank revenir à
quelque choses de plus country avec les minimalistes "I
promised" et "moved them
songs" et le country cajun entraînant
"I'll be gone". Là encore ses morceaux
sont entrecoupés d'interludes des plus étranges :
"chord of the organ" et son orgue très
"cinquième dimension", la mélodie mystique de "the low
line" interprété a capella avec seulement des bruits
de trains en fond, et troopers chaos"
avec les pleurs de Tropper le chien, accompagnés de bruitages
inquiétants. Suit ensuite le chant plaintif de son maître sur
"chaos queen". La dernière partie pourrait prendre
place dans des pubs miteux irlandais, en particulier
"fading moon" où Tom
Waits rejoint à nouveau Hank pour chanter leur désespoir
("the stars are getting darker, and the moon is
starting to fade, life is getting harder, will the pain ever leave
my face ?"). Quand au titre final, "with
the ship", interprété à capella avec juste un rythme
de batterie martial et tribal en accompagnement, son étrangeté
rappelle quelques morceaux de Les Claypool,
lorsqu'il est accompagné des Frog Brigade. On
retrouve d'ailleurs le bassiste de Primus sur ce
titre ainsi que sur "ghost to a ghost".
La deuxième partie de ce diptyque, "Guttertown",
est de par sa construction, assez difficile d'accès de prime abord,
mais se révèle au fil des écoute, un très grand disque et le plus
réussi des deux.
Même si il risque de
perdre une partie de ses fans, qui attendent de lui qu'il revienne
à quelque chose de plus traditionnelle, Hank 3 réussit haut la main
son pari, avec d'un côté un disque qui est la suite logique de ses
précédant albums, ("ghost to a ghost"),
et d'un autre, une oeuvre ambitieuse et remarquable,
"guttertown". Et si vous n'êtes pas
d'accord avec moi, je vous rétorquerais comme le
chantait Kris Kristoffsen, "if
you don't like Hank Williams (III), you can kiss my
ass" !
Bien que ma culture
musicale en matière de country soit assez limité, j'ai toujours
aimé cette musique, et les disques d'Hank
Williams, de Townes Van
Zandt et de Johnny Cash
tournent toujours avec un réel plaisir sur ma platine. Depuis
quelques mois, je suis obsédé par la musique d'Hank
Williams III, et rares sont les jours où je ne me passe
pas un de ses disques. Par contre, je me suis rendu compte qu'il
était le seul artiste de country moderne que je connaisse. Je me
suis alors dit que si j'étais si fan de sa musique, il devait bien
avoir d'autres artistes actuels de cette scène que je devrais
aimer. C'est ainsi que j'ai découvert Jayke Orvis,
Bob Wayne,
Rachel Brooke, ou encore Honky Tonk
Hustlas.
En continuant mes
recherches, je suis tombé sur un site spécialisé dans la country,
qui a établit un top 10 des meilleurs disques du genre des années
2000. En n°1, on y trouve en toute logique "straight to
hell" d'Hank Williams III, en n°2,
"the man comes around" de Johnny
Cash et en n°3
"cockadoodeldon't"
des Legendary Shack Shakers.
N'ayant jamais
entendu parler auparavant de ces derniers, j'ai été écouter
quelques extraits sur la toile, puis procurer ce disque et je peux
vous assurer qu'il mérite amplement cette troisième place. Mais ne
vous attendez pas à un disque de country traditionnelle.
Les Legendary Shack Shakers puisent en effet
autant dans le punk, le blues, le rhythm'n'blues et le rockabilly
que dans la country. Le groupe a parfaitement digéré toutes ces
influences, et nous livre une sorte de "country boogie punk"
survitaminé et complètement jouissif. La réussite de ce disque est
en grande partie due à l'arrivée pour cet album du déjanté
Joe Buck, responsable de l'énergie punk qui émane
du disque. Il n'est resté malheureusement que le temps de ce
"cockadoodledon't" (la formation comprend
par contre désormais le génial Duane Denison de
Jesus Lizard et Tomahawk à la
guitare).
Rien est à jeter sur
ce disque très court (33 minutes), qui ne demande qu'à être rejoué
une fois terminé. Au final,
"cockadoodledon't" des Legendary
Shack Shakers plaira autant aux amateurs de country et de
bluegrass énergiques, qu'aux inconditionnels de boogie rock à la
Canned Heat, qu'aux fans de rhythm'n'blues moderne
à la Black Joe Lewis & The
Honeybears.
Alors que le plus
punk des countryman actuel, Hank Williams III
s'apprête enfin à sortir son disque de "country-metal-punk"
"hillbilly joker", enregistré en 2000 et
bloqué par sa maison de disques (il a pu tout de même se défouler
depuis avec son projet metal Assjack et en
assurant la basse dans Superjoint Ritual, aux
côtés de Phil Anselmo, chanteur de
Down et de Pantera), son
protégé, Bob Wayne, nous livre à nouveau un très
bon disque d'"oulaw country" sale et efficace.
Dailleurs, beaucoup
l'ont découvert en 2008 grâce à son duo avec Hank III, sur l'album
"damn right, rebel proud", de ce
dernier.
Son quatrième
et nouvel album, "Outlaw carnie" est une
bonne occasion de découvrir sa musique, d'autant plus que
c'est son premier disque à être distribué sur le vieux
continent. Il est en fait constitué en grande majorité de morceaux
issus de ces trois premiers méfaits, mais
réenregistrés pour l'occasion. Les morceaux ont gagné ici en
efficacité, grâce à une meilleure production et une interprétation
plus musclée. Musicalement, la musique de ce redneck est fortement
influencée par celles de Johnny Cash
etdes Hank Williams,
grand père et petit fils. Excellent storyteller, Bob Wayne nous
conte des histoires de débauches, de gens abimés par la vie et nous
parle de ses démons avec un réel talent.
Bob Wayne excelle
particulièrement sur les tempos enlevés, surtout quand le banjo ou
le violon s'emballent. Les morceaux plus retenus sont moins
convaincants mais ils sont heureusement largement
minoritaires.
Sans toutefois
égaler le talent d'Hank Williams III, Bob Wayne confirme tout de
même son statut d'outsider de la scène "outlaw country".
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