COUNTRY

The Dirt Daubers - "wake up, sinners" (2011)  (COUNTRY) posté le mercredi 04 avril 2012 15:34

Blog de alternativesound :Alternative Sound, The Dirt Daubers - 'wake up, sinners' (2011)

Il y a quelques mois de cela, je vous avait parlé des Legendary Shack Shakers et de leur génial "cockadoodledon't", grand disque de country-boogie-punk. J'ai découvert il y a quelques semaines, le projet parallèle de leur leader, Col. JD Wilkes, The Dirt Daubers

Ce trio qu'il a fondé avec sa femme pratique une musique intemporelle à base de country, de swing, de jazz, de rockabilly et de jazz, le tout interprétée avec une énergie dingue et communicative. Pour réaliser cette mixture hautement addictive, le trio utilise mandoline, kazoo, banjo, harmonica, contrebasse, piano et voix masculine et féminine. 

"Wake up, sinners" est composé de 13 titres dont autant de "tubes" potentiels.Ca faisait longtemps que je n'avais pas écouté un disque composé d'autant de morceaux procurant un tel plaisir instantané. Même quand ils s'attaquent à des morceaux interprétés déjà des centaines de fois avant eux comme "wayfaring strangers" (Johnny Cash, Sixteen Horsepower, Emmylou Harris...), ils font mouche avec cette version dynamitée de ce standard. 

"Wake up, sinners" est un disque auquel il est difficile de résister et qui aurait largement mérité d'être dans mon Top 20 2011.

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Rachel Brooke - "down in the barnyard" (2011)  (COUNTRY) posté le vendredi 14 octobre 2011 11:44

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Rachel Brooke - 'down in the barnyard' (2011)

C'est drôle comme certains disques s'installent dans votre quotidien sans crier gare. Des disques, qui aux premières écoutes vous paraissent sympathiques mais pas non plus marquants. Et puis, sans trop savoir pourquoi, vous vous surprenez à vouloir l'écouter très régulièrement, pour au final devenir un de vos disques de chevet. Et c'est c'exactement ce qui m'est arrivé avec le dernier album de la charmante Rachel Brooke.

Je l'ai découverte grâce à la compilation "outlaw radio compilation vol.1" , qui voyait compiler des morceaux de la crème de la scène country/bluegrass underground actuelle (Joe Buck Yourself, 357 String Band, Bob Wayne, The Goddamn Gallows...). Elle s'était alors fait remarquer en signant le meilleur titre de cette compil'.

Mais avant cela, elle avait déjà sorti un premier album éponyme ainsi qu'un disque en collaboration avec Lonesome Wyatt, co-leader de la formation "gothic country" (eh oui, ça existe!), Those Poor Bastards.

Elégante et raffinée, la musique de Rachel Brooke, est portée par une voix cristalline et pure, sûrement une des plus belle de la country moderne. "Down in the barnyard" est avant tout un disque de country acoustique et traditionnelle. Une grande partie du disque est en effet composée de ballades douces, mélancoliques et d'une simplicité intemporelle. Mais à quelques reprises, Rachel nous délivre des compositions plus rythmées ("don't forget me when I die", "mean kind of blues", "must be somethin' in the water"), donnant un peu plus de relief au disque. A part quelques guitares électriques que l'on peut entendre sur 2 ou 3 morceaux, il n'y a rien de moderne dans ce disque old school, dont la plupart des morceaux se glisseraient merveilleusement bien dans une playlist au milieu de chansons d'Hank Williams et de la Carter Family. D'ailleurs, et pour notre plus grand plaisir, Rachel use ici et là du yodel, cette technique vocale surtout utilisée dans la country de la première partie du XXe siècle.

Avec une voix pareille et son indiscutable talent de songwriter, Rachel Brooke est sans aucun doute promis à un brillant avenir.

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Hank 3 - "ghost to a ghost / guttertown" (2011)  (COUNTRY) posté le mardi 13 septembre 2011 17:38

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Hank 3 - 'ghost to a ghost / guttertown' (2011)

Avec un physique et un timbre vocal si proche de son légendaire grand père, Hank Williams, il aurait été facile pour Hank Williams III de se faire connaître en marchant sur ses traces où celle de son père, la superstar de la country, Hank Williams Jr. Mais Shelton a préféré n'en faire qu'à sa tête et malgré la pression de son label, Curb Records, pour le formater à la sauce country pop de Nashville, il a décidé de suivre sa propre voie.

Il s'est donc petit à petit distancé de la country traditionnelle après avoir réalisé un standard du genre avec "lovesick, broke and driftin', à partir de son troisième album et chef d'oeuvre, "straight to hell". Cet album à insufflé un peu de soufre à une musique qui en avait grandement besoin, et a ainsi permis à toute une scène underground de se déployer. A titre anecdotique, ce disque fut aussi le premier de l'histoire de la country à porter l'avertissement "parental advisory". A partir de là, il a commencé à incorporer des éléments punk, metal et quelques expérimentations au milieu de titres plus traditionnelles.

Cette liberté artistique, n'a pas été facile à établir et à maintenir, surtout avec la pression constante de Curb Records. Mais après 15 ans à batailler avec eux, le voilà enfin libre de tout contrat. Et pour marquer cette nouvelle liberté, Hank Williams III s'est rebaptisé Hank 3, à monter son propre label, Hank3 Records sur lequel il a sorti le 6 septembre dernier trois disques, dont le diptyque "ghost to a ghost / guttertown" (je reviendrais éventuellement plus tard sur les deux autres). 

Le premier disque de ce double album, "ghost to a ghost", est ce qui se rapproche le plus de ses précédents méfaits. L'opus commence avec deux morceaux de country rock entraînants et efficaces, "gutter town" et "day by day". Vient ensuite le speed et furieux "riding the wave", qui rappelle fortement "tore up and loud" (sur "rebel within") dans sa fusion entre metal et country. La country pépère de "Ray Lawrence Jr" met en avant ce chanteur underground inconnu du même nom avec un medley de deux chansons, interprété au fond d'un bus avec Hank 3 qui se limite aux choeurs. La première partie du disque ne surprendra donc pas ceux qui connaissent ses précédents disques. Par contre, quelques petites surprises apparaissent dans la deuxième partie comme l'épique et intense "time to die", ou "troopers hollar" qui voit un banjo accompagné de samples du chien de Hank, Trooper, et d'une batterie ultra puissante avec l'utilisation d'une double grosse caisse. "Cunt of a bitch" est quand à lui un morceau country punk ultra efficace et qui nous emmène au final très marriachi "ghost to a ghost". Ce titre aurait pu être carrément parfait si il n'y avait pas cette voix à la Lemmy qui écorche un peu l'oreille sur le refrain. Mais cela n'entache pas complètement la beauté du morceau, surtout lorsque que Tom Waits vient reprendre la mélodie du refrain en fin de chanson. De quoi vous coller le frisson...

Le deuxième disque, "guttertown", ne ressemble quasiment en rien à ceux que Hank a pu faire par le passé. Il est construit un peu à la manière du disque 2 qui accompagnait "straight to hell". Mais là où l'écoute de ce deuxième disque pouvait s'avérer pénible (une plage unique de 45 mn avec des chansons acoustiques entrecoupés de longs bruitages sans intérêt), "guttertown" est quand à lui beaucoup plus aboutit et réussit. Il s'écoute un peu comme la b.o. d"un polar noir réalisé par David Lynch et qui prendrait place dans un quartier glauque de Louisiane. "Guttertown" pourrait être découpé en trois parties. La première, composée seulement de trois véritables chansons, "the dirt road", "musha's" et "dying day" est un hommage à la musique cajun et sont même en partie chantées en français cajun. Ces morceaux, isolés de leur contexte, pourraient presqu'être considérées comme des chansons festives. Mais les trois longues interludes noisy qui précèdent chacune d'elles instaurent un climat des plus poisseux.  La deuxième partie voit Hank revenir à quelque choses de plus country avec les minimalistes "I promised" et "moved them songs" et le country cajun entraînant "I'll be gone". Là encore ses morceaux sont entrecoupés d'interludes des plus étranges : "chord of the organ" et son orgue très "cinquième dimension", la mélodie mystique de "the low line" interprété a capella avec seulement des bruits de trains en fond, et troopers chaos" avec les pleurs de Tropper le chien, accompagnés de bruitages inquiétants. Suit ensuite le chant plaintif de son maître sur "chaos queen". La dernière partie pourrait prendre place dans des pubs miteux irlandais, en particulier "fading moon" où Tom Waits rejoint à nouveau Hank pour chanter leur désespoir ("the stars are getting darker, and the moon is starting to fade, life is getting harder, will the pain ever leave my face ?"). Quand au titre final, "with the ship", interprété à capella avec juste un rythme de batterie martial et tribal en accompagnement, son étrangeté rappelle quelques morceaux de Les Claypool, lorsqu'il est accompagné des Frog Brigade. On retrouve d'ailleurs le bassiste de Primus sur ce titre ainsi que sur "ghost to a ghost". La deuxième partie de ce diptyque, "Guttertown", est de par sa construction, assez difficile d'accès de prime abord, mais se révèle au fil des écoute, un très grand disque et le plus réussi des deux.

Même si il risque de perdre une partie de ses fans, qui attendent de lui qu'il revienne à quelque chose de plus traditionnelle, Hank 3 réussit haut la main son pari, avec d'un côté un disque qui est la suite logique de ses précédant albums, ("ghost to a ghost"), et d'un autre, une oeuvre ambitieuse et remarquable, "guttertown". Et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, je vous rétorquerais comme le chantait Kris Kristoffsen, "if you don't like Hank Williams (III), you can kiss my ass" !

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Legendary Shack Shakers - cockadoodeldon't (2003)  (COUNTRY) posté le vendredi 03 juin 2011 15:17

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Legendary Shack Shakers - cockadoodeldon't (2003)

Bien que ma culture musicale en matière de country soit assez limité, j'ai toujours aimé cette musique, et les disques d'Hank Williams, de Townes Van Zandt et de Johnny Cash tournent toujours avec un réel plaisir sur ma platine. Depuis quelques mois, je suis obsédé par la musique d'Hank Williams III, et rares sont les jours où je ne me passe pas un de ses disques. Par contre, je me suis rendu compte qu'il était le seul artiste de country moderne que je connaisse. Je me suis alors dit que si j'étais si fan de sa musique, il devait bien avoir d'autres artistes actuels de cette scène que je devrais aimer. C'est ainsi que j'ai découvert Jayke Orvis, Bob Wayne, Rachel Brooke, ou encore Honky Tonk Hustlas

En continuant mes recherches, je suis tombé sur un site spécialisé dans la country, qui a établit un top 10 des meilleurs disques du genre des années 2000. En n°1, on y trouve en toute logique "straight to hell" d'Hank Williams III, en n°2, "the man comes around" de Johnny Cash et en n°3 "cockadoodeldon't" des Legendary Shack Shakers

N'ayant jamais entendu parler auparavant de ces derniers, j'ai été écouter quelques extraits sur la toile, puis procurer ce disque et je peux vous assurer qu'il mérite amplement cette troisième place. Mais ne vous attendez pas à un disque de country traditionnelle. Les Legendary Shack Shakers puisent en effet autant dans le punk, le blues, le rhythm'n'blues et le rockabilly que dans la country. Le groupe a parfaitement digéré toutes ces influences, et nous livre une sorte de "country boogie punk" survitaminé et complètement jouissif. La réussite de ce disque est en grande partie due à l'arrivée pour cet album du déjanté Joe Buck, responsable de l'énergie punk qui émane du disque. Il n'est resté malheureusement que le temps de ce "cockadoodledon't" (la formation comprend par contre désormais le génial Duane Denison de Jesus Lizard et Tomahawk à la guitare).

Rien est à jeter sur ce disque très court (33 minutes), qui ne demande qu'à être rejoué une fois terminé. Au final, "cockadoodledon't" des Legendary Shack Shakers plaira autant aux amateurs de country et de bluegrass énergiques, qu'aux inconditionnels de boogie rock à la Canned Heat, qu'aux fans de rhythm'n'blues moderne à la Black Joe Lewis & The Honeybears.

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Bob Wayne - "outlaw carnie"  (COUNTRY) posté le vendredi 22 avril 2011 20:52

Blog de alternativesound :Alternative Sound, Bob Wayne - 'outlaw carnie'

Alors que le plus punk des countryman actuel, Hank Williams III s'apprête enfin à sortir son disque de "country-metal-punk" "hillbilly joker", enregistré en 2000 et bloqué par sa maison de disques (il a pu tout de même se défouler depuis avec son projet metal Assjack et en assurant la basse dans Superjoint Ritual, aux côtés de Phil Anselmo, chanteur de Down et de Pantera), son protégé, Bob Wayne, nous livre à nouveau un très bon disque d'"oulaw country" sale et efficace. 

Dailleurs, beaucoup l'ont découvert en 2008 grâce à son duo avec Hank III, sur l'album "damn right, rebel proud", de ce dernier.

Son quatrième et nouvel album, "Outlaw carnie" est une bonne occasion de découvrir sa musique, d'autant plus que c'est son premier disque à être distribué sur le vieux continent. Il est en fait constitué en grande majorité de morceaux issus de ces trois premiers méfaits, mais réenregistrés pour l'occasion. Les morceaux ont gagné ici en efficacité, grâce à une meilleure production et une interprétation plus musclée. Musicalement, la musique de ce redneck est fortement influencée par celles de Johnny Cash et des Hank Williams, grand père et petit fils. Excellent storyteller, Bob Wayne nous conte des histoires de débauches, de gens abimés par la vie et nous parle de ses démons avec un réel talent.

Bob Wayne excelle particulièrement sur les tempos enlevés, surtout quand le banjo ou le violon s'emballent. Les morceaux plus retenus sont moins convaincants mais ils sont heureusement largement minoritaires.

Sans toutefois égaler le talent d'Hank Williams III, Bob Wayne confirme tout de même son statut d'outsider de la scène "outlaw country".

 

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